RESSOURCES

Les principes

Si la source de revenus procurés par le travail constitue le vecteur le plus ordinaire, il ne faut pas pour autant dévaloriser la source de revenus accordés à l'allocataire, dès lors qu'il est dans l'incapacité de se procurer des revenus ordinaires par le travail.

A fortiori pour le travailleur dit handicapé qui de ce fait tend à entrer dans un cycle de marginalisation.

Aussi, pour lutter contre cet état de fait et pour redonner à la personne dite handicapée la possibilité de vivre pleinement sa citoyenneté, l'attribution d'un revenu de remplacement décent reste la seule possibilité. « Décent »,  c'est-à-dire équivalent au SMIC, car marqueur de la frontière entre la charité et l'assistance d'une part, et la dignité et la citoyenneté d'autre part.

Seul un minimum décent autorise le choix de vie, seul un choix de vie confère la qualité de citoyen.

 

La réalité

Au 1er septembre 2012, l'Allocation aux adultes handicapés (AAH) s'élevait à 776,59 €. En augmentation de 2,19 % par rapport à avril 2012, augmentation finale clôturant la revalorisation progressive 2008-2012 destinées à rattraper les insuffisances des périodes antérieures, revalorisation entamée après la manifestation rassemblant près de 35 000 personnes dites handicapées dans la rue !

Elle atteint aujourd'hui 808,46 €. Soit en 4 ans, de septembre 2012 à septembre 2016, une augmentation de 31,87 € !

Toujours très inférieure au seuil du minimum de pauvreté, l'AAH est versée à un plus d'un million de « bénéficiaires » qui, selon leur situation, la perçoivent en tout ou partie.

Ce tandis que le « complément de ressources » et la « majoration pour la vie autonome » n'ont pas varié depuis 5 ans ! Ces deux compléments sont accordés seulement à quelques dizaines de milliers de personnes, mais pas les mêmes, en fonction de leur situation dont l’évaluation varie selon leur niveau d'incapacité, leur capacité à travailler, ou leurs conditions de logement.

Quant au niveau minimal de la pension d'invalidité, il était de 276,39 € en 2012 et atteint aujourd'hui 284 € !


Nos exigences

C'est pourquoi, il importe :

  • qu’à l'AAH (minima social en dessous du seuil de pauvreté depuis des années) soit substitué un « nouveau revenu minimum », à l'instar des pensions d'invalidité de deuxième et troisième catégories de la Sécurité Sociale accordées aux personnes reconnues incapables de travailler pour des raisons médicales.
  • que cette « pension » soit indépendante des revenus du conjoint, égale au SMIC mais supportant en revanche des cotisations au même titre qu'un salaire,
  • que les personnes en capacité de travailler, à l'instar des personnes titulaires d'une pension d'invalidité de première catégorie de la Sécurité Sociale, puissent cumuler leur salaire et, en partie, ce « nouveau revenu minimum »,
  • que les pensions d'invalidité des deuxième et troisième catégories de la Sécurité Sociale soient réévaluées dans les mêmes conditions que l'AAH actuelle.

Et bien entendu :

  • d'harmoniser et d'améliorer la mise en œuvre de la politique publique en matière de réduction de situations de handicap par les Maisons Départementales des Personnes Handicapées sur l'ensemble du territoire en leur donnant les moyens humains et financiers leur permettant d'assurer leur véritable mission de service public. Afin de ne plus connaître par exemple, de situations grotesques et pénalisantes telles qu’être reconnu « handicapé » à 80% dans un département, et revenir, suite à un déménagement, à un taux  compris entre 50 et 75% dans un autre département, avec la même pathologie. 

 

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