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Vendredi 2 décembre 2016    

Communiqué du Groupement Français des Personnes Handicapées


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Le Groupement Français de l’Organisation Mondiale des Personnes Handicapées (OMPH/DPI), se satisfait de voir l’Assemblée Générale des Nations Unies célébrer, le 2 décembre 2016, le dixième anniversaire de l’adoption de la Convention relative aux Droits des Personnes Handicapées (CDPH).  Jean-Pierre Gonnot, Chef de la Section de l’intégration sociale au Département des affaireséconomiques et sociales des Nations Unies, souligne « les efforts à déployer et les financements à trouver pour mettre en œuvre la Convention ... »[1], quand dans le même temps les Objectifs du Millénaires pour le Développement cherchent à « mobiliser des ressources financières supplémentaires de diverses provenances » 
pour faire face aux défis environnementaux et sociaux ? Comment la France se prépare t-elle au monde qui se construit ?

UN ogo

Les Nations Unies sont aujourd’hui engagés dans une guerre dont les ennemis ne sont plus « seulement » les conflits entre les peuples, mais les désastres et les catastrophes, les migrations massives et la préservation des environnements naturels, l’éradication de la pauvreté, et l’accès de tous à l’éducation, à un travail, à un logement digne, à la santé selon un mode de vie choisi.

La France, avec les autres membres des Nations Unies, s’est engagé dans un programme ambitieux pour « Transformer notre monde : le Programme de développement durable à l’horizon 2030 »[1], et si dans ce document le mot « handicap » apparait 9 fois, le GFPH regrette que ce soit en 8 occasions pourne citer les personnes handicapées comme membres d’un groupe social vulnérable, avec les femmes, les enfants et les personnes âgées. Le seul article qui fait explicitement référence aux personnes handicapées trace l’objectif de « Faire construire des établissements scolaires qui soient adaptés aux enfants, aux personnes handicapées et aux deux sexes ou adapter les établissements existants à cette fin et fournir un cadre d’apprentissage effectif qui soit sûr, exempt de violence et accessible à tous »

Il reste que l’accessibilité des locaux de l’éducation n’est à ce jour pas assurée. Au moment où la SNCF annonce en France la mise en accessibilité de 160 Gares dans les 10 années prochaines, ce dont on ne peut que se réjouir en n’oubliant pas qu’il existe « 3 029 gares "voyageur" en France »[1], que disent les Agendas d’Accessibilité Programmés des locaux de l’éducation nationale ? Le site de l’éducation nationale n’en dit rien de très clair, mais engagé de la sorte devant les Nations, la raison conseillerait pourtant à la France de s’y préparer, ce devrait être sur le métier et des réponses devraient déjà être engagées au vu du parc immobilier parfois très vétuste de l’éducation nationale française. Il devrait exister une évaluation et un ou des Ad’AP qui seront peut être communiqués le 2 décembre par le CIH.

Sur la question de l’accessibilité,  la Convention est très claire, les personnes en situation de handicap rencontrent d’innombrables obstacles qui rendent inaccessible l’exercice de leurs droits, et ces obstacles font partie intégrante du concept de « handicap » tel que défini dans la Convention Internationale relative aux Droits des Personnes handicapées (CDPH).

Il reste que l'Ordonnance du 26 septembre 2014 multiplie les dérogations de convenance, et qu’il faut s’attendre à une crise majeure du logement lié à aux questions d’accessibilité et de maintien à domicile d’une population chaque jour plus vieillissante.

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Si la France est engagée sur le chemin  tracé par la CDPH et les autres Conventions, elle reste encore en de nombreux points trop timorée et restreinte par des groupes de pression qui ne veulent rien changer dans leurs pratiques. Faire accessible est une logique durable, pour que chacun puisse contribuer à l’effort collectif au mieux de ses capacités et le plus longtemps possib

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