Monsieur Bengt LINDQVIST
Rapporteur Spécial des Nations Unies pour le Développement Social en faveur des personnes handicapées

Ancien député Suédois et membre fondateur de l’Organisation Mondiale des Personnes Handicapées (
OMPH), Bengt Lindqvist a été désigné en 1994 par le Secrétaire Général des Nations Unies pour diriger l’évaluation de l’application des R.U.E.C et pour promouvoir l’application des R.U.E.C. Ce travail est mené dans le cadre de la Commission pour le Développement Social qui suit l’application du Sommet Mondial de Copenhague.



La Commission des Nations Unies pour l’évaluation des Règles Universelles pour l’Egalisation des Chances - CNU/RUEC -


Trente-cinq pays animent la Commission pour le Développement Social des Nations Unies, avec une rotation selon les régions mondiales. La France y est très active et d’autres Gouvernements participent à certaines de ses discussions ou réflexions. La Commission pour le Développement Social se réunit tous les mois de Janvier.

Pour remplir sa mission, Bengt Lindqvist s’est entouré d’une équipe d’experts composée d’organisations de personnes handicapées. Dix personnes composent cette équipe, cinq femmes et cinq hommes. Toutes sont porteuses d’une déficience différente ou sont parents d’enfants handicapés pour deux d’entre elles.

Cette Commission des Nations Unies pour l’évaluation des RUEC assiste le travail de Bengt Lindqvist et se réunit une fois par an. Elle dispose de son propre budget et est composée de six Organisations Internationales représentatives :

D.P.I. : Disabled Peoples’s International, L’Organisation Mondiale des Personnes Handicapées - OMPH -
I.L.S.M.H. : Inclusion League of Societies for Mental Handicapped, la Ligue des Sociétés pour les personnes Handicapées Mentales pour l’Inclusion.
R.I. : Rehabilitation International, Réhabilitation Internationale,
W.B.U. : World Blind Union, l’Union Mondiale des Aveugles,
W.F.D. : World Federation of Deafs, la Fédération Mondiale des Sourds,
W.F.P.U. : World Federation of Psychiatric Users, Fédération Mondiale des Usagers et Anciens Usagers de la Psychiatrie.


Mission.

D
epuis sa nomination en 1994, Bengt Lindqvist a visité un grand nombre de pays, assisté à un grand nombre de conférences internationales, rencontré et discuté avec de nombreux Gouvernements et Organisations de Personnes Handicapées. Le but de sa mission étant de toucher les cent quatre-vingt pays Membres des Nations Unies, une méthode originale a dû être mise au point.

À la demande des organisations de la Commission d’experts, l’évaluation se concentre plus particulièrement sur les pays en voie de développement, et principalement sur ceux de l’Europe de l’Est où plusieurs initiatives ont été menées avec succès dans le cadre de leur reconstruction politique. Celle-ci sera ensuite menée dans les pays d’Amérique Latine, ainsi que dans la région Asie Pacifique qui célèbre actuellement la décennie des personnes handicapées (1992-2002).

Lors d’une première rencontre organisée par le GFPH avec des associations françaises le 07 Novembre 1995, parlant des difficultés qu'il rencontre pour obtenir une réponse des Etats au questionnaire d’évaluation qu’il leur a envoyé, Bengt Lindqvist s'est exclamé : " Une des réponses élégantes de certains gouvernements est que ces règles sont appliquées chez eux. Deux pays l'affirment. Je les cherche encore pour m'y installer ! ".

Dans le domaine de l’éducation, l’UNESCO a produit un rapport sur les besoins spécifiques des enfants handicapés. Cette évaluation est basée sur une enquête menée en 1993 dans soixante-trois pays. La Commission d’évaluation des RUEC ne pourra faire mieux, et s’assurera principalement d’une large diffusion de ce rapport. Dans le domaine de l’emploi, le Bureau International (BIT) a mené une enquête sur les travailleurs handicapés en 1996 ; la Commission d’évaluation ne pouvait pas faire mieux.

Selon Bengt Lindqvist, est important de savoir où nous en sommes en matière de handicap, et l’évaluation de la situation des personnes handicapées nécessite la réponse à plusieurs questions incontournables :

- Les personnes handicapées sont-elles visibles dans la législation ?
- Les Organisations représentatives ont-elles une influence ?
- Comment sont-elles entendues et écoutées ?
- Existe t’il des mécanismes de coordination entre elles et comment fonctionnent-ils ?
- Où en sont les pays au niveau de l’élaboration des législations et de l’accessibilité ?
- Les législations reflètent-elles les préoccupations de la coordination des usagers ?
- Sont-elles appliquées ?
- Existe-t-il des sanctions lorsqu’une législation n’est pas suivie ?
- Si oui lesquelles ?


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